Clôture de Carthage Urban Fest

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« Avec toutes ses déclinaisons de styles et de tendances qui lui son propre, la musique underground réussi à sortir du  carcan dans lequel elle était longtemps reléguée, pour investir aujourd’hui tous les réseaux sociaux et les scènes les plus insoupçonnées avec des artistes de  renommée internationale qui n’ont rien à envier aux autres artistes eu égard au nombre très élevé de leurs fans et followers. De ce fait, et en considération des mutations sociales qui s’opèrent à chaque instant, il devient impensable d’occulter cette réalité et de refuser le droit à cette jeunesse d’exprimer leurs opinions, leur styles vie et leur aspiration les plus légitimes.  C’est pourquoi nous décidons de créer un Festival qui se tiendra chaque année exclusivement dédié à la musique urbaine avec toutes ses tendances de RAP, Reggae, R&B en consécration du droit de chacun à la culture comme il l’entend et le conçoit. »  

C’est ce qu’a fait savoir Monsieur Mohamed Zinelabidne, Ministre des Affaires Culturelles à la clôture jeudi 05 septembre 2019 de la manifestation Carthage Urban Fest organisée sous le patronage du Ministère des Affaires Culturelles, par Etablissement National pour la Promotion des Festivals et des Manifestations Culturelles et Artistiques les 4 et 5 septembre 2019 au Théâtre romain de Carthage.

Puisant ses repères dans le registre du Hip Hop, du Reggae et du R&B, cette musique née dans les ghettos  des grandes villes américaines comme une contestation de l’ordre établi, avant de se répandre en Europe puis partout dans le monde, avec plusieurs variantes, les artistes au programme de cette soirée  ont évolué entre reggae, RAP Commercial et Underground en offrant à leur public une soirée bien enflammée avec des couplets très rythmées et des messages allant des plus anodins aux plus profonds.

Sur une scène spécialement agencée pour les rappeurs, avec des écrans géants enchainant des spots aux images saccadées avec des codes rappelant les graffitis les villes et autres allusions au Street Art, Naestro en compagnie de danseurs tout en rouge vêtus a offert au public le fameux tube Bella Ciao suivi d’un enchainement exécuté par le célèbre DJ DARk &Big Money.

Cette entrée en scène a plongé le théâtre romain de Carthage dans une ambiance d’un autre temps avec une incroyable connexion entre les artistes et le public qui échangeaient messages à travers une musique et des refrains codés que seuls les initiés pouvaient déchiffrer. Un spectacle total où la danse, le chant, les couleurs étaient bien présents.  

Et ce fur à Pazzamen de monter sur scène pour ensorceler son public avec son Reggae chargé de poésie, de sincérité et d’amour. Pazzamen avait du blues dans le ventre, des messages à en revendre et de la colère aussi, le tout livré dans une succession de refrains attachants 

La soirée s’est poursuivie dans cette même ambiance avec de grands noms du RAP tunisien avec RADI, Klay BBJ, Master Sina, Sanfara pour se terminer tard dans la nuit avec Samara. Dans un enchainement spectaculaire et sous les standing ovation d’un public averti, les artistes ont donné le meilleur art au bonheur de leurs fans quasiment enivrés par tant de plaisir de l’ouïe, du regard et de l’âme. 

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